31)--Les
ferrets: Ce
scandale eut un énorme retentissement au sein de la population française, en
particulier vis-à-vis du comportement supposé de la reine; il a contribué à
discréditer exagérément la monarchie à l'aube de la Révolution Française. En
1785, le cardinal de Rohan, alors en disgrâce à la cour de France, fut
convaincu par Jeanne de Valois, comtesse de La Motte, et par l'aventurier
italien le comte Alexandre de Cagliostro (dit Balsamo) qu'il pourrait regagner
les faveurs royales en agissant comme intermédiaire dans l'achat du collier de
diamants pour la reine Marie-Antoinette. Pour achever de le persuader, on lui montra
un faux document de la reine et un entretien discret fut même arrangé, avec une
femme de chambre qui jouait le rôle de Marie-Antoinette. Le cardinal de Rohan
commande le collier, d'une valeur de 1 600 000 livres,
auprès des joailliers Bassenge et Boehmer, qui le remirent à la comtesse et à
son amant, les croyant envoyés par la reine. Plus jamais on ne revit le
collier, qui a été sans doute vendu au détail à Londres.
L'affaire fut dévoilée ; le
cardinal de Rohan et la comtesse furent arrêtés, lorsque le cardinal ne put
couvrir les premières échéances. Le roi Louis XVI portera l'affaire devant
le Parlement : c'est la reine qui fut totalement déconsidérée, tandis que
le cardinal, qui était dupe de cette histoire était acquitté, mais éloigné de
la cour et exilé à La Chaise-Dieu, en 1786. La comtesse de La Motte fut
condamnée à être fouettée, marquée et enfermée à vie à la Salpêtrière (d’où
elle s’évadera par la suite).
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